•  

    Un sandwich avarié

    2011

    Marseille gare St Charles 

    Cela se passe au retour d'une croisière avec mon Amie, alors que nous attendons notre train. Il est midi et, avant d'embarquer dans nos trains respectifs (notre destination n'étant pas la même), nous avons pensé qu'un sandwich serait le bienvenu.

    Sur les quais beaucoup de stands en offrent un grand choix, je choisis jambon beurre, c'est le dernier et mon Amie qui voulait le même, prends oeufs durs, tomate mayonnaise, une formidable chance pour elle, car dès mon arrivée chez moi, je suis prise de violents vomissements qui conduisent le médecin appelé à me faire hospitaliser d'urgence.

    Et plus tard cela m'a inspiré ces quelques lignes

    Un Sandwich avarié

     

    **** 

     RETOUR DE CROISIERE - 11/09/2011

     

    Il a suffit d'un sandwich

    Un Sandwich

     

     

    Ma vie a failli basculer

     

    Pour un sandwich vite avalé

     

    Sur le quai d'une gare acheté

     

    Alors que j'étais affamée

    ***

    Dès le lendemain, vertiges,

     

    Vomissements, nausées

     

    M'obligent à resté alitée

     

    Je suis mal même allongée

    ***

    Comment décrire mon désarroi

     

    En me voyant dans cet état

     

    Quand le Médecin  vite appelé

     

    Me dit il faut vous hospitaliser

    *** 

    Les urgences, scanner, radios

     

    Examens divers, pas très rigolos

     

    Lorsque le simple fait de bouger

     

    Amène une nouvelle nausée

     

    La fatigue me submerge

     

    Je sombre dans le néant,

     

    Mais mon esprit gamberge

     

    Malgré mon état alarmant.

    *** 

    Huit jours se passent ainsi

     

     Je suis vraiment anéantie

     

    Impossible d' avaler

     

    Ni liquide ni denrée

    *** 

    Pourtant peu à peu

     

    Perce un petit mieux

     

    Qui laisse entrevoir

     

    Un certain petit espoir

    *** 

    Enfin, c'est la sortie,

     

    Faible pas encore guérie

     

    Je ne suis bien qu'au lit

     

    Mais  le travail me poursuit.

    ***

    Il me faudra beaucoup de temps

     

    Pour me remettre de cet incident

     

    Qui aurait pu être très conséquent

     

    Mais depuis ce jour là

     

    Plus de jambon pour moi 

    *** 

    Et tout ça finalement pourquoi ?

      

    Pour un sandwich vite acheté

     

    Dans un stand de gare marseillais, et

     

    Malheureusement pour moi avarié,

     

    © -Mamyariane15- Septembre 2011

     

     

                                           

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    15 commentaires
  • LE CYGNE - Sully PRUDHOMME

    Photos du net, si elles vous appartiennent me contacter.

     

    Le Cygne

     

    Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,

    Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes, et glisse.

    Le duvet de ses flancs est pareil à des neiges d'avril qui croulent au soleil,

    Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire.

    Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.

    Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,

    le plonge, le promène allongé sur les eaux,

    Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,

    et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.

    Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,

    Il serpente, et, laisant les herbages épais

    Traîner derrière lui comme une chevelure, 

    Il va d'une tardive et languissante allure.

     

    Le Cygne

    La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,

    Et la source qui pleure un éternel absent,

    Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule

    En silence tombée effleure son épaule.

    Tantôt il pousse au large et, loin du bois obscur

    Superbe gouvernant du côté de l'azur,

    Il choisit pour fêter sa blancheur qu'il admire,

    La place éblouissante où le soleil se mire.

    Puis quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,

    A l'heure où toute forme est un spectre confus,

    Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,

    Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,

    Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,

    Et que la luciole au clair de lune luit, 

    L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète

    La splendeur d'une nuit lactée et violette, 

    Comme un vase d'argent parmi des diamants,

    Dort la tête sous l'aile entre deux firmaments.

     

    Le Cygne

    Sully PRUDHOMME

     

     Une très belle poésie, apprise en primaire. Je l'aime toujours autant et j'ai voulu la partager avec vous. 


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique